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Axe de recherche 2 - Les territoires du quotidien : représentations, pratiques, projets

Objectifs scientifiques

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Au sein de l’axe 2, les deux grandes directions de recherche développées ont permis d’articuler deux niveaux d’analyse distincts : le quotidien des pratiques d’une part, les constructions territoriales et les projets d’aménagement à différentes échelles, d’autre part. L’accent mis sur l’importance de l’observation à l’échelle de l’individu, le repositionnement des groupes et l’effet des représentations constituent autant d’orientations partagées par l’ensemble des chercheurs se regroupant autour de cette thématique. L’approche des pratiques ordinaires est donc abordée à partir d’une double entrée (les comportements, représentations et pratiques individuelles et collectives d’une part, les constructions territoriales et les paradigmes qui les sous-tendent, d’autre part).
Si l’individu est souvent placé au centre de la problématique, celui-ci est compris comme appartenant à un groupe social, voire professionnel. Les opérations de recherche rassemblées dans cet axe, si elles privilégient les échelles micro- et méso-géographiques, s’intéressent à la production de territoires à travers la confrontation des stratégies d’acteurs et de leurs représentations. Comment la rencontre en un même lieu de ménages en quête de logements et d’emplois, d’entreprises à la recherche de localisations accessibles à un certain coût, de collectivités territoriales porteuses de certains projets, produit-elle du (ou des) territoires, des manières de vivre ensemble ? Quels sont les discours qui accompagnent cette production, et comment évaluer leur réception ? L’analyse de ces chevauchements, de ces échelles d’organisation, des différents horizons de l’action et du pouvoir, de ces représentations différentes du proche ou du quotidien, est en effet nécessaire si l’on veut comprendre les dynamiques d’évolution des constructions territoriales.

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C’est dire que les deux types d’approches sont complémentaires. La prise en compte de la diversité des pratiques et représentations individuelles et collectives permet de mieux évaluer le degré de cohérence des constructions territoriales. Cette organisation, cette mise en système des lieux intéressent le géographe, le sociologue, l’anthropologue, l’architecte, l’urbaniste parce qu’elles témoignent de l’évolution des rapports sociaux dans leurs dimensions matérielles, sociales et spatiales. Les thématiques proposées dans cet axe reflètent en effet une des tendances profondes de l’évolution des sociétés post-industrielles. Dans le système de multi-appartenances qui les caractérise (qui se traduit aussi pour certains par la multi-localité dans l’habitat), les repères identitaires des individus se construisent autrement, et sont plus souvent remis en cause. Le logement, le quartier, le jardin, les commerces et équipements fréquentés, ces lieux autour desquels se construit l’expérience quotidienne des individus jouent un rôle d’autant plus important que les lieux du travail sont quant à eux de plus en plus mobiles. À l’ère de l’élargissement des horizons fréquentés réellement ou virtuellement, l’habitat a de plus en plus d’impact dans les constructions identitaires des individus. Sont également interrogées les pratiques culturelles, en particulier dans leurs rapports à la lecture et pour ce qu’elles permettent de renforcer des liens sociaux et aussi d’étayer la construction d’une autonomie.




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