Accueil > Recherche > Axes de Recherche > Archives > Séminaires Axe de recherche 1

Axe de recherche 1 - Recompositions socio-spatiales dans la globalisation

Séminaire 2014-2015


Lieu et horaires : Ladyss, 2 rue Valette 75005 Paris, salle de réunion – 1er étage, 10h00 – 13h00



Lundi 27 octobre 2014
Séance consacrée au fonctionnement du collectif et à la programmation scientifique de l’année 2014-2015

Lundi 17 novembre 2014
• Éric CANOBBIO : Penser le territoire dans la formation syndicale
Résumé : Cette présentation se propose de détailler le projet engagé entre la CGT (Confédérale) et l’axe 1 du Laboratoire Ladyss à travers l’IRES (Institut de recherches économiques et sociales).
Ce projet de 18 mois, intitulé « Penser le territoire dans la pensée syndicale », engage un partenariat de recherche entre la formation « Prospectives et Territoire » de la CGT et notre axe. Il est centré sur les modalités dynamiques d’une réponse militante à l’intégration du « fait territorial » dans la production idéologique nationale et européenne. Sa traduction actuelle dans le temps présent des réformes institutionnelles et structurelles (métropoles-régions-local-nouveaux espaces des gouvernances locales) fait émerger une relation syndicale rénovée entre l’action militante et l’enjeu territorial. Les questionnements actifs sur les formes d’un « dialogue social territorial », des « projets territoriaux revendicatifs » et d’une « responsabilité territoriale des entreprises », émergences des cycles de formation seront proposés à notre axe comme thèmes soumis au débat.

Lundi 15 décembre 2014
• Andrée KARTCHEVSKY : Transformation et innovation sociales : un éclairage institutionnaliste
Résumé : Le propos se développe autour d’une analyse de la transformation et de l’innovation sociales comprises comme processus et d’une acception des institutions comme un construit qui à la fois repose sur les conflits, les rassemble et les fixe. Le terrain de référence est le plan Rifkin pour la région Nord-Pas-de-Calais.

Lundi 19 janvier 2015
• Vladimir GOUDAKOV : Les murs du monde
_ Résumé : Il y a vingt-cinq ans chuta le mur de Berlin mais de nouvelles barrières s’érigent à travers le monde. La recomposition spatiale dans le contexte de la globalisation. Ses causes et ses conséquences.

Lundi 16 mars 2015
• Bezunesh TAMRU : Accaparement des terres en Éthiopie : recomposition ou permanence territoriale ? Le cas des périphéries urbaines
Résumé : La dernière décennie a vu un fort mouvement de capitaux financiers s’orienter vers des investissements massifs dans les terres rurales. L’objectif principal de cette présentation est d’analyser les différenciations en termes de contrôle territorial issues de ces investissements par l’irruption des grands groupes internationaux face aux pouvoirs locaux en Éthiopie.

Lundi 13 avril 2015
• Bouziane SEMMOUD : Espaces ruraux sous influence urbaine à Agadir
Discutantes : Nicole Mathieu, Melinda Molnar
Résumé : Les espaces ruraux sous influence urbaine d’Agadir vivent des mutations profondes en rapport avec une dynamique économique et urbaine mondialisée. Le regard croisé ville-campagne / campagne-ville passe par l’analyse des stratégies d’acteurs économiques et/ou sociopolitiques autour d’enjeux majeurs : l’agro-industrie exportatrice, le tourisme international et un enjeu foncier de taille induit par la croissance métropolitaine d’Agadir. Les acteurs économiques majeurs, transnationaux pour la plupart, impliqués ou non dans la vie politique locale ou nationale, mobilisent simultanément ressources urbaines et rurales. La concentration capitaliste ne laisse aux petits acteurs que des marges de manœuvre réduites. L’intégration excessive et subordonnée à l’économie mondiale produit certes une réussite économique remarquable mais aggrave une vulnérabilité socio-économique et environnementale préjudiciable à tout développement durable.

Lundi 11 mai 2015
• Raouf SAIDI : L’appropriation de l’espace et des ressources publiques en Tunisie, un acquis de la « révolution » ? La cas de la ville du Kram
Discutante : Andrée Kartchevsky
Résumé : Depuis le départ du dictateur fin 2010, l’espace et les ressources publiques ont fait l’objet, en Tunisie, d’une appropriation privative d’une ampleur sans précédent, face à laquelle les gouvernements successifs et l’administration publique se sont montrés impuissants. S’opérant souvent à des fins lucratives en milieu rural comme en milieu urbain, le phénomène est protéiforme, il va du défrichement massif dans les zones forestières ou le creusage de puits profonds sans autorisation, notamment dans des régions où la nappe phréatique est sérieusement menacée, jusqu’à la construction illégale d’habitats ou de locaux commerciaux sur des terrains publics et, surtout, l’installation massive du commerce informel sur la chaussée, favorisé entre autres par l’intensification sans précédent du commerce transfrontalier de produits légaux et illégaux.
Investie par des hommes et par des femmes de tous les âges, cette pratique est la conséquence de la dégradation sans précédent du pouvoir d’achat de certaines couches de la population, y compris parmi celles qui étaient jusqu’ici solvables. Elle résulte du besoin devenu impérieux de trouver coûte que coûte une source de revenu ou un revenu d’appoint. Elle est également le reflet, chez les intéressés (sentiment sans doute partagé avec une bonne partie de la population), d’une attitude et d’une certaine représentation de l’espace public et du bien commun. Cette représentation associe d’une part, ce que je définirais comme un « éthos contestataire » et un « esprit de conquête » favorisés par la « révolution » et, d’autre part, une forme de nymbisme révélé depuis le départ de l’autoritarisme, le tout, paradoxalement, dans une période où les notions de « société civile », de « citoyenneté » et du « Droit » n’ont jamais été aussi convoquées.
Le phénomène est facilité par les liens organiques existant entre les secteurs formel et informel, mais son interprétation est également à chercher dans les différentes formes de marchandisation de l’espace public auxquels l’administration publique et les décideurs politiques ont eu recours, dans le cadre du clientélisme devenu un modus operandi depuis l’époque de Ben Ali, ou comme moyen pour la lutte contre la pauvreté et la création de sources de revenu depuis l’ère bourguibienne.
La présentation est une réflexion qui découle d’un travail de terrain effectué ces deux dernières années au Kram, une commune de la banlieue nord de Tunis.
Dans un premier temps, elle s’attachera à faire l’inventaire des différentes formes d’appropriation de l’espace et des biens publics dans la ville considérée et, dans un second temps, elle soumettra à la discussion les cadres interprétatifs mobilisés pour l’analyse du phénomène.

Lundi 29 juin 2015
Participation collective au Forum « Prospective et Territoires », Lille
Acte final de l’étude CGT-IRES-LADYSS, co-organisé par Éric Canobbio.




français      english




Rechercher


Plaquette du Ladyss
PNG - 17.3 ko



Livret des doctorants
PNG - 19.3 ko



PNG - 4.1 ko


JPEG - 6.9 ko


JPEG - 14.3 ko


JPEG - 7.9 ko


PNG - 5.8 ko