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Transversalité 2 : Mobilisations, engagement, action collective


Responsables : Nathalie Blanc (géographe, CNRS) et Anne Sourdril (anthropologue, CNRS)

Les notions de mobilisations, d’engagement, d’action collective sont ancrées dans les ambitions et les démarches du LADYSS, soit l’attention portée aux nombreuses formes que prennent les activismes, les actions citoyennes, l’agir. Ces mobilisations constituent des renouvellements du politique, elles renvoient aux modalités multiples d’action et d’échelle. Ce sont des processus d’innovation sociale, bien que le caractère de nouveauté mérite toujours d’être interrogé.
Mettre en question les modalités de mobilisation et d’action collective s’inscrit dans une démarche de capitalisation qui doit permettre de revenir aux acteurs et aux processus instituants, considérés au sens des dynamiques de changement des normes, des règles, des institutions, mais aussi des pratiques, des relations sensibles. Ce qui est en jeu est la capacité à faire évoluer les cadres, la capacité des collectifs à s’engager dans des fabriques instituantes. Le politique se mixe en ce sens d’écologique, de productif, d’habiter, il renvoie aux différentes manières de faire société qui coexistent et se confrontent.
Certaines mobilisations populaires s’inscrivent « contre », contre certaines politiques publiques, contre des régimes politiques, comme dans le cas des printemps arabes ou de luttes environnementales. Mais, notamment dans son ancrage sociospatial, l’action collective renvoie aussi à des mobilisations et des engagements « pour », pour une alimentation saine, pour des formes d’émancipation dans le travail, pour des conditions de production agricole écologiquement viables, pour le respect animal, pour la sauvegarde d’espèces, de milieux ou de lieux, pour la qualité de l’eau, pour une science citoyenne, etc.
Nombreuses sont les modalités de recherche à propos de ces mobilisations. Il convient de souligner l’implication conjointe des chercheurs auprès des acteurs, sur des terrains variés. Recherche-action, recherche-intervention, recherche-création, mais aussi différentes formes d’expertises coexistent, auprès de la société civile, des entités publiques, d’entreprises, etc.
Travailler les formes d’action collective suppose de saisir au-delà de l’engagement des individus, ce qui est en jeu à des échelles intermédiaires. L’agir collectif peut ainsi se saisir en tant que dimension méso, non pas seulement définie au sens d’intermédiaire entre l’individu et la dynamique macro (en termes de politique publique, de gouvernance mondiale), mais aussi au sens de logique ou de dynamique propre à des collectifs, en interaction avec des construits globaux. Les imbrications d’échelle de ces mobilisations, engagements, de cet agir collectif constituent un axe de travail essentiel pour comprendre la fabrique du monde de demain.




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